LIBERTY OF PROVENCE

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La Bataille de l'AUTHION

La bataille de l'Authion

 

L'héroïque bataille de l'Authion se déroule dans des conditions très pénibles. En effet, alors que certains sommets de l'Authion dépassent les 2 000 mètres, la 4e brigade n'est pas équipée pour la guerre en haute montagne. De surcroît, les conditions de vie sont éprouvantes, comme en témoigne le lieutenant Yves Gras du BM 21 :"Faute de couvertures (elles sont restées sur les mulets), chacun cherche dans les rochers un coin à l'abri du vent glacial qui souffle à ces 2 000 mètres d'altitude. Par petits groupes, nous nous serrons les uns contre les autres pour nous communiquer un peu de chaleur. C'est ainsi, à grelotter et à claquer des dents, que se passe la nuit, une nuit interminable et sans sommeil."

 

Le combat débute le 10 avril 1945 par une double offensive lancée par la 4e brigade. D'une part, le BIMP et le BM 11 mènent une attaque frontale qui aboutit à la prise de l'éperon de la Forca. D'autre part, le BM 21 déborde l'Authion par le nord et accomplit admirablement sa mission, puisque le massif est encerclé en une journée. Le lendemain, l'ennemi contre-attaque pour se dégager, mais est repoussé vaillamment par le BIMP et le BM 21. Puis, la 4e brigade repart à l'assaut, enlève des positions allemandes et dès le 12 avril, le massif de l'Authion est complètement entre ses mains.

 

La prise de l'Authion ouvre la voie vers l'Italie pour la 4e brigade. Mais, les routes menant à Turin sont impraticables à cause des destructions. Le Génie de la 1re DFL est alors chargé d'élargir un passage. L'avancée est au départ peu rapide (trois heures pour parcourir un kilomètre), car les mulets chargés de porter le ravitaillement s'enfoncent dans deux mètres de neige de profondeur. Puis, la progression est plus rapide, à tel point que Turin n'est plus qu'à soixante-dix kilomètres. Mais, le 29 avril, la capitulation italienne étant proche, il est ordonné aux troupes alliées de ne pas pénétrer en Italie. C'est donc à la frontière franco-italienne que prend fin la glorieuse épopée de la 4e brigade de la 1re DFL. Pour son rôle dans la prise du massif de l'Authion, le BM 11 et le BM 21 sont cités à l'ordre de l'armée. Outre une citation à l'ordre de l'armée obtenue lors de la défense de Strasbourg, les faits d'armes de la 41 brigade française libre et de ses bataillons valent au drapeau du 1e' RIC cinq inscriptions de bataille supplémentaires : Tobrouk 1941, Bir Hakeim 1942, Garigliano 1944, Belfort 1944 et Authion 1945.

 

Le 8 mai 1945, jour de la capitulation allemande, le général Garbay commandant la 1re DFL annonce à ses hommes le contenu de la décision n° 3631 du ministre de la Guerre en date du 22 mars 1945 : la 4e brigade de la 1re DFL, sans modifier ni sa composition ni son organisation, change d'appellation et devient le 1er Régiment d'Infanterie Coloniale (1er RIC). Le BIMP devient le 1er bataillon du 1er RIC, le BM 11 le 2e bataillon, le BM 21 le 3e.

 

Au terme de cette héroïque campagne couronnée de nombreux succès, le régiment tient garnison à Dreux, puis à Grenoble et à Lyon. Avec la fin de la guerre, des mesures de démobilisation sont entreprises par le gouvernement français. Ainsi les 2e et 3e bataillons du 1er RIC sont dissous et le 1er RIC, composé désormais d'un seul bataillon, devient le 1er BIC (1er bataillon d'Infanterie Coloniale).

 



10/04/2014
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